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    Des juifs et des noirs aux juifs noirs
    par guershon NDUWA   







    Texte écrit et présenté par Tal Sela à l'occasion de la conférence de M. Gueshon Nduwa à l'AMJHL, Montpellier, le 21 mars 2012.

    Avant de vous présenter Guershon Nduwa, je vais vous rappeler en quelques mots que les relations entre Juifs et Noirs ont une longue histoire. Au siècle des Lumières, un homme lutte pour l'égalité des juifs et pour l'abolition de l'esclavage des Noirs. L'abbé Grégoire était peut-être le premier à rapprocher Juifs et Noirs autour de l'idée de ce qu'on appelle aujourd'hui les « communautés de souffrance ». Depuis, dans leur lutte respective pour les droits de l'homme, les chemins des Juifs et des Noirs se sont croisés plus d'une fois. Quelques exemples : Au XIXe siècle le modèle sioniste du retour des juifs à la terre promise se concrétise sur le modèle européen de l'Etat nation. Certains intellectuels d'origine africaine rêvent à leur tour d'un sionisme noir, fixant leur Sion en Afrique. En 1898, Edward Wilmot Blyden, un de ces intellectuels, écrit un livre intitulé La Question juive et consacre un article, je cite, à « ce merveilleux mouvement qu'on appelle le Sionisme. » Quand Théodore Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, décide d'écrire sur « la situation des juifs », son ami, l'écrivain Alphonse Daudet, l'encourage à écrire un roman. Daudet lui rappelle l'exemple de La Case de l'Oncle Tom. En 1902, Herzl publie son roman utopique, Pays ancien, pays nouveau (Altneuland) dans lequel il rêve d'une nouvelle société qui servira de modèle pour réponde non seulement à la question juive mais aussi à celle de l'Afrique. « J'affirme, dit-il, que lorsque j'aurai été témoin de la rédemption du peuple juif, de mon peuple, je ne pourrai alors que souhaiter la rédemption des peuples d'Afrique. » Ce va-et-vient entre cultures juives et cultures noires se concrétise dans la société américaine tout au long du XXe siècle. On doit évoquer le travail et l'amitié du grand philosophe afro-américain William Du Bois (1868-1963) et de l'intellectuel juif américain Joel Spingarn (1875 – 1939). Les deux ont fait cause commune pour mettre fin à la politique raciste dans les États-Unis d'Amérique. On peut parler aussi de la lutte commune de Martin Luther King (1929–1968) et du rabbin Abraham Heschel (1907–1972), marchant côte à côte en tête de la manifestation de Selma à Montgomery, le 20 mars 1965. On sait qu'au début des années 1960, de nombreux étudiants juifs ont participé aux actions contre la ségrégation. Cet engagement était réciproque : Franz Fanon (1925-1961), le médecin-philosophe-militant se rappelle de son professeur qui lui disait : « quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l'oreille, on parle de vous. » (N.L 168) Mais la collaboration Juifs et Noirs aux Etats-Unis ne se résumait pas à une lutte commune contre le racisme et l'antisémitisme. Il s'agissait aussi de partager leurs cultures. J'évoquerai ici parmi les musiciens juifs, Benny Goodman, Artie Shaw, Milton Mezz Mezzrow qui ont illustré la scène du jazz à l'époque de la Renaissance culturelle noire dans le Harlem des années 1920. On se souvient aussi du chanteur et écrivain noir Paul Robeson (1898–1976) qui n'a jamais renoncé à son répertoire de chansons yiddish. Les connections interculturelles sont nombreuses. Ce que je retiens de ces quelques exemples, c'est que la culture n'a pas de couleur, ni de race, ni de sexe, ni d'âge. La culture appartient à celle ou à celui qui s'en sert. Elle n'est pas une possession privée. Que se passe-t-il quand quelqu'un se réclame de la culture de l'autre, d'une double identité, de plusieurs cultures ? Ou, inversement, quand il ne se reconnaît pas dans l'identité que l'autre lui impose ? Toutes ces questions sont au c½ur de la conférence de Guershon Nduwa.

    * Tal Sela prépare une thèse de doctorat à l'université de Tel-Aviv sous la direction du prof. Ruth Amossy. Il est membre du groupe de recherche ADARR (Analyse du discours et rhétorique dans l'université de Tel-Aviv). Tal Sela vit à Montpellier. Il suit les séminaires du prof. Antony Mangeon de l'université Paul Valéry. Il a été aussi l'élève du prof. Marie-Christine Rochmann dans la même université. * Pour la préparation de ce texte j'ai consulté notamment l'ouvrage de Nicole Lapierre, Causes communes des Juifs et des Noirs, Paris, Stock, 2011, et la préface de Paul Giniewski du roman de Theodor Herzl, Pays ancien, Pays nouveau, Stock, 1980.

    Par Tal Sela

    Source de l'article : http://www.nopanda.com/?expert=Guershon_Nduwa 6 conseils pour contrôler la nettetéBear Tatouage - How To Find The Perfect Bear Tattoo For YouImportance de l'histoire des cheveux - 10 anecdotes savoureuses from Around the WorldSyd BarretQui est l'ultime machine à sous tricheur?Rose Tatouage - un sens à chaque pétaleUne stratégie de backgammonConnotation et dénotation: Ce qu'ils sont et comment les utiliser dans votre poésieCeltic Tattoos Design - Art pur et puissantLearn To Play Happy Birthday To You On Your Ukulele


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